mardi 16 août 2016

Dépanneuse à dépanner

Un Saviem SG2, qui bosse encore comme dépanneuse. Il aurait besoin d'un coup de jeune... N'empêche, avec les nouvelles mesures parisiennes, il ne peut plus entrer dans Paris ! "Allo, Machinchose dépannage, je suis en panne. - D'accord. A quel endroit ? - Rue de Rivoli. - Ah, nous sommes désolé, nous ne pouvons intervenir là... - Pardon ? - Est-ce que vous pourriez pousser votre voiture à l'extérieur de Paris ? - Quoi ? C'est un Touareg ! - Alors, désolé. - Mais on est en août et vous êtes le seul qui avez décroché..."

J'aime bien les formes rondouillardes du SG2. Même si, avec sa calandre en plastique noir, on dirait une actrice qui s'est faite une injection de collagène dans les lèvres. Justement, l'autre jour, j'ai vu Nicole Kidman dans Genius... Elle est tellement liftée qu'elle ne peut plus bouger un sourcil ! Pour en revenir aux utilitaires, vous savez de quand datent les premières campagnes marketing pour VU ? Perdu : ça remonte aux années 90. Jusque là, on pensait que les outils commerciaux et marketing ne s'appliquaient qu'à la vente aux particuliers. A la limite, on savait vendre des biens qui seraient destinés aux particuliers : "Monsieur Carrefour, filez-nous des mètre-linéaires pour notre nouveau yaourt ! On fait une maxi-campagne de pub et vos clients vont l'adorer !" Mais impossible de vendre un objet à l'usage exclusif des professionnels, comme un utilitaire. En général, c'était de facto le livreur qui se chargeait de remplir le carnet de commandes. Ce n'est que dans les années 90 que l'on voit apparaitre le technico-commercial, un commercial spécialisé dans la vente aux professionnels. Et en face, dans la foulée, on voit émerger l'acheteur technique. Avec en toile de fond, le marketing pour professionnels. Quelqu'un qui sait ce qu'il veut (et à quel prix) face à quelqu'un qui sait lui proposer le produit qui correspond à son besoin. Ca semble tellement évident, aujourd'hui !

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