dimanche 18 septembre 2016

Si, si, c'est vraiment une Porsche

Une Porsche 968 cabriolet. C'est le summum de l'entêtement de Porsche à vouloir imposer le "transaxle". Une lubie d'ingénieurs... Mais c'est ça qui la rend attachante aujourd'hui. De nos jours, le marketing gouverne (NDLA : un peu trop, à mon avis) les constructeurs. Mais jusque dans les années 80, le marketing n'avait qu'un rôle mineur. Les constructeurs n'avaient pas conscience de leur perception par le public. A fortiori dans le premium, comme chez Porsche. On jette le bébé à l'eau et ensuite, on lui explique comment nager...

A mon avis, chaque voiture possède trois types de clients :
1) Celui qui décide suivant des critères objectifs (prix, performance, etc.)
2) L'ayatollah. C'est un gardien du Temple, un orthodoxe de la marque (NDLA : le vocabulaire religieux est utilisé à dessein.) Il connait l'histoire de la marque sur le bout des doigts (et parfois, il y a eu un rôle mineur.) Mais il a tendance à hurler très vite au sacrilège.
3) Le frimeur. Ce qui compte avant tout, pour lui, c'est que les autres identifient facilement dans quoi il roule.

Bien sûr, suivant le modèle, le 1), le 2) et le 3) possèdent dans des proportions différentes. Bien sûr aussi, un client peut appartenir à deux, voir aux trois catégories. Avec la 924, Porsche se brouille avec le 2) (pour qui une Porsche doit avoir un moteur en porte-à-faux arrière, point.) Quant au 3), il reproche à la 924 de ne ressembler à rien. Reste le 1). Mais une fois arrivé à la 968, le 1) réalise que les Japonais font plus performants (Nissan 300ZX, Honda NSX...) pour moins cher. D'autant plus que chez Porsche, les tarifs connaissent une inflation dignes de la république de Weimar... Donc forcément, quand vous vous détournez des trois principaux types de clients, c'est un flop.

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