dimanche 11 septembre 2016

Delahaye, les fringues

Delahaye a eu plusieurs vies. A la fin des années 20, il avait tenté un "General Motors à la Française" avec Chenard & Walker. Puis, dans les années 30, la firme revit grâce à la 135. En parallèle, il construit des camions et s'offre son compatriote Delage. La 135 remporte plusieurs succès sportifs. La guerre est un coup de massue. Après une tentative de consortium étatique, Delahaye peut enfin redémarrer son activité. On est à la fin des années 40 et comme d'autres, Delahaye pense qu'il peut ressortir ses modèles de 1939. Et pour donner envie, les carrossiers signent des robes lourdes et chargées. La 235 -largement basée sur la 135- arrive bien tard. En 1955, Peugeot l'incite à fusionner avec Hotchkiss. Bientôt, la production de l'ensemble se limite à une Willys sous licence (badgée Hotchkiss.) Brandt rachète l'activité. Puis Thomson-CSF rachète Hotchkiss-Brandt. La Willys disparait du catalogue. Un petit malin découvre que le nom Delahaye n'est plus déposé. Et donc, à l'instar d'Isotta-Fraschini, Lambretta ou Zeppelin, Delahaye devient une marque de fringues. Le logo est celui du constructeur et des maquettes stylisées de 135 sont là pour montrer "l'univers" de la marque.

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