vendredi 21 juillet 2017

Le bout du monde commence au coin de la rue

Un Volkswagen Transporter (Type 2 T3, pour les intimes.) Il n'a pas le charmes, les rondeurs et les charisme de ses prédécesseurs, mais il devient de plus en plus collector. Après tout, c'était le van de Terry dans Magnum !

Aménagé en camping-car, il évoque le lointain... Pourtant, dans les années 80, la guerre froide s'offrait un sacré baroud d'honneur. Plus question de filer à Katmandou : la route est coupée en Iran et en Afghanistan... Le nouveau fantasme, c'était l'Afrique. Ou plutôt, le Sahara.
Il y a quelques années, dans les Guignols de l'info, monsieur Sylvestre, le cadre cynique de la World Company montrait une carte du monde sans l'Afrique. Parce que sa carte ne montrait que les consommateurs. Pourtant, aujourd'hui, l'automobile Africaine émerge. A Tanger, Renault a produit sa millionième voiture. Des usines d'assemblages poussent au Kenya, en Algérie, au Nigeria... L'Ethiopie assemble désormais 10 000 voitures chaque année. C'est peu, mais c'est mieux que rien ! Le problème, c'est qu'il manque toute une infrastructure. Des constructeurs comme Kia ou Scania préfèrent commencer par former des techniciens. C'est plus malin, sur le long terme, que d'expliquer comment jouer de la clef allen. Au Maroc, Renault a développé un campus.
Dans les années 60-70, il existait des usines d'assemblage au Maroc, au Nigeria, au Kenya et même au Congo. Le Zimbabwe a assemblé des voitures bien après la disparition de la Rhodésie. Ces ateliers étaient financièrement peu rentables. Les crises économiques locales ont eu raison d'eux.
L'avenir nous dira si les Polo kenyanes ou les Renault algériennes arrivent à sortir de l'ornière. Je suis un optimiste. J'ai envie de croire que les petits ateliers vont grandir et avoir davantage de valeur ajoutée locale, créer des emplois et pourquoi pas, que demain, les constructeurs se bousculent au salon de l'auto de Lagos ou de Nairobi. Après tout, il y a vingt ans, qui aurait misé sur la Chine ou la Thaïlande ?

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