lundi 25 juillet 2016

Les belles étoiles


J'ai pu assister aux tous premiers préparatifs de l'exposition "Les belles étoiles". Ca m'impressionne toujours, de voir des structures prendre forme, d'entendre les coups de perceuses et de maillet, le ballet des chariot-élévateurs. On vit dans un monde aseptisé, loin des usines. On a trop souvent l'impression que tout arrive déjà monté, par génération spontanée (sauf les meubles Ikea.) On ne rend pas assez hommage à ces gens de l'ombre qui montent, soudent et assemblent, pour notre bon plaisir.


En attendant, il n'y avait pas encore de Mercedes au Grand Palais. Du moins, à l'intérieur. Mercedes, ça me fait penser à la F1. Ca y est, Lewis Hamilton a pris les commandes du championnat. A la régulière, un troisième titre consécutif -le quatrième de sa carrière- lui semble promis. De ce que je sais, "Hamster" possède un égo surdimensionné. A mon avis, son ambition, c'est de balayer Michael Schumacher des livres d'histoires; que le recordman de victoires, de titre et de podium, ce soit lui. Le nombre de titre est incompressible : pour battre Schumacher, l'Anglais a besoin d'au moins 4 ans. 4 ans... D'ordinaire, face à un pilote dominateur, la FIA bricole le règlement. Cela avait permit de mettre un terme à l'ère Schumacher/Ferrari, puis à l'ère Sébastian Vettel/Red Bull. Sauf que la FIA n'a plus la main. Les motoristes lui disent : "On a investi des milliards dans nos power unit, on veut désormais les amortir." La fourniture est tendue ; le moindre départ de motoriste serait une catastrophe. Et il n'y a personne prêt à sauter le pas à court-moyen terme. Les vieilles lunes Alfa Romeo et Audi/Porsche, je n'y crois pas. Donc stabilité réglementaire. Donc poursuite du cavalier seul d'Hamilton jusqu'en 2020 ! En prime, les pilotes fonctionnent par bandes (même s'ils ne s'entendent pas forcément.) Fernando Alonso, Jenson Button, Kimi Raikkonen, Nico Rosberg et Vettel prolongent parce que les autres prolongent. Le jour où l'un d'eux part, les autres partiront la saison suivante. Juste parce qu'ils auront l'impression d'être cernés de jeunes.
Au moins, on voit émerger des Français. J'ai été déçu par la génération Romain Grosjean-Jean-Eric Vergne-Charles Pic. La suivante fera-t-elle mieux ? Pierre Gasly a compris que c'est son heure. Daniil Kvyat est en difficulté chez Toro Rosso. Le Français a décroché deux victoires en GP2, histoire de se montrer. En son temps, Antonio Felix da Costa n'avait pas su réagir. A mon avis, encore un succès et il y aura une STR12 avec son nom sur le côté ! Estéban Ocon, lui, il a ses entrées chez Renault (dont le N°1, Frédéric Vasseur, est son patron en GP3, puis en DTM) et chez Mercedes (qui le surveille depuis le GP3.) Je le vois bien chez Renault en 2017. Tom Dillmann est rapide et il pourrait prétendre à un baquet... Mais il a les poches trouées. Je le conseillerais de viser la Super Formula et de se mettre au Japonais intensif. A défaut de F1, il pourrait devenir le nouvel André Lotterer... Brandon Maïsano, il a explosé en plein vol, l'an dernier. Idem pour Amaury Bonduelle. Giuliano Alesi est ridicule en GP3. Je lui conseillerais de faire de la Carrera Cup ou de l'Audi Sport TT Cup, pour viser derrière le BTCC ou le DTM. Je pense que ça correspondrait mieux à son style de pilotage. Alesi Jr risque de perdre sa motivation s'il effectue une autre saison comme ça. La révélation 2016, c'est Antoine Hubert. Il était pas mal en FR 2.0 et il s'est réveillé en F3. S'il bétonne sa fin de saison, il mériterait de passer en GP3.

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