lundi 20 février 2017

Rétromobile 2017 : 5. Joe Bar Team

Cette fois, je vais parler de 2-roues. On commence par cette Ducati 996, sur un stand de polish miracle. La 996, c'était le grand retour de Ducati, au début des années 90. Pendant deux décennies, le marché des sportives était dominé par les Japonaises. Avec la 996, pour la première fois depuis des lustres, la bécane la plus désirable était Italienne. Ce fut une cure de jouvence, avec le retour en Moto GP, l'apparition dans Tron, le rapprochement avec AMG et le rachat par Audi.
Ayrton Senna l'aurait adoré. Du coup, à la mort du champion, le constructeur Italien créa une série limitée siglée du "S".
Récemment, j'ai évoqué le destin des motos européennes. A mon avis, elles ont subit de plein fouet deux phénomènes. D'un côté, le permis moto, obligatoire pour les moyennes cylindrées. Du jour au lendemain, des motards qui n'avaient pas le permis furent contraints de mettre leur moto en vente. De plus, l'arrivée des citadines décapita le marché de la moto "popu". Les Anglais sont passés à côté de la mode du scooter et du cyclo. En quelques années Ariel, AJS, Royal-Enfield, Matchless et Vincent disparurent. Tout cela avant même que la première moto japonaise ne débarque en Europe. La Norton Commando était une tentative de reprendre la main. Comme disent les Anglais, c'était "too little, too late". Les Japonaises la mangèrent tout cru. Satisfait du "succès" de British Leyland, l'état anglais maria Norton avec BSA-Triumph, tout deux au bord de la faillite. La suite semblait écrite...
Une Indian. La marque vient de renaitre, grâce à Polaris. Indian et Harley-Davidson furent les seuls constructeurs Américain à passer le cap des années 10. C'était l'application de la bonne vieille théorie de l'innovation. Tout le monde proposait des produits plus ou moins similaires, puis des leaders émergèrent avec des motos plus abouties et une organisation industrielle. Indian coula au lendemain des années 40. Puis, un petit malin, vendit des Matchless aux USA, en peignant "Indian" sur les réservoirs. Ensuite, il y eu diverses tentatives de retours. Polaris voulait se diversifier dans les motos. Victory leur servit de coup d'essai. Les résultats furent modestes (d'ailleurs, je croyais que c'était un Chinois.) Au moins, ils avaient tout rôdé pour Indian.

Avec BSA (merci Mahindra), Royal-Enfield et Triumph, ça nous fait une quatrième marque disparue de retour. Excelsior pourrait renaitre. A quand un retour de Gnome-Rhône ?

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