mardi 21 février 2017

Rétromobile 2017 : 9. Ferrari FA 93 (ex-Jean Alesi)

Chaque année, à Rétromobile, il y a au moins une Ferrari F1. Et à chaque fois, c'est la bousculade. Cette FA 93 n'a pourtant rien gagné, mais c'est une Ferrari. Et un fan préférera voir une F1 rouge, même sans palmarès à dix F1 titrées d'autres équipes (à part, peut-être, des ex-Ayrton Senna...) 1993, c'était la fin du purgatoire. Jean Todt a claqué la porte de Peugeot Sport ; pas question d'être simple motoriste, a fortiori avec Larrousse. Bernie Ecclestone l'a poussé chez Ferrari. En attendant, Jean Alesi et Gerard Berger naviguaient en milieu de grille. Alain Prost était sur un nuage, bien secondé par Damon Hill. Senna faisait ce qu'il pouvait avec une voiture sans moteur et sans deuxième pilote. Michael Schumacher se démenait avec une Benetton loupée. Ferrari était "premier des autres". Mais il est vrai qu'en 1993, les autres existaient à peine.

Jean Alesi est l'un des rares pilotes Français de F1 moderne connu du grand public. Les Guignols l'ont fait passer pour un benêt. Mais un benêt gentil et honnête, comme Jean-Pierre Papin. Surtout, grâce à cela, il était devenu une célébrité. Aux Etats-Unis, il écumerait les meetings d'anciennes, où il ferait des séances de dédicace.
Mais il préfère suivre la carrière de son fils, par procuration. Pour 2017, Giuliano Alesi doit se racheter. Là, il a passé l'hiver sur le simulateur, il a fait le training dans les Alpes et il redouble en GP3. Donc 0 excuse ; il doit finir sur le podium final. Sans quoi, il conservera une image de pistonné et à bientôt 18 ans, il finira par être dégouté du sport auto. Ce serait dommage car je pense qu'il serait plus à l'aise en tourisme ou aux USA. Mais comme beaucoup de papa pilotes, Alesi Sr veut que son fiston marche sur ses pas...
Remarquez, à la Ferrari Drivers Academy, personne n'est en odeur de sainteté. Mis à part Charles Leclerc, aucun n'a fait une saison 2016 inoubliable. Le Monégasque est au-dessus de la mêlée. A mon avis, il sera en F1 en 2018. Avec le soutien de Ferrari ou pas. Le recrutement d'Antonio Giovinazzi comme 3ème pilote de la Scuderia (alors qu'Antonio Fuoco a déjà roulé avec les Rosso) est un signal fort. Tout comme le recrutement de Marcus Atrmstrong et d'Enzo Fittipaldi : ça pousse derrière. Armstrong a cartonné en Toyota Racing Series et il pourrait avoir une trajectoire à la Lance Stroll. Fuoco, cela fait déjà plusieurs années qu'il passe in extremis en classe supérieure. Zhou Guanyu devrait poursuivre, intérêt Chinois oblige. Mais à mon avis, s'il passe à côté de 2017, il va obtenir un placard doré. Ce sera démonstrations à Shanghai, ouvertures de concessions et un peu de GT Asia.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Qu'est-ce que vous en pensez ?